CINÉMA DE SÈVE
1400 boul. de Maisonneuve O. (métro Guy-Concordia)

CINÉMA VA-114
1395, boul. René-Lévesque O. (Métro Guy-Concordia ou Lucien-L’Allier)

VOF = Version Originale Française

VOA = Version Originale Anglaise

VOSTA = Version Originale avec Sous-Titres Anglais

VOASTF = Version Originale Anglaise avec Sous-Titres Français

Billets / Tickets: 9 $, 7 $ (étudiant.e.s/students, 65+)

Billets disponibles seulement,sur place à partir de 18 h / Tickets available at the door only, from 6pm

Dimanche 21 janvier @ 18h30 Cinéma VA-114

THE BIG HEAT (Règlement de Comptes)

(1953, É.-U., 89 min., 16mm, VOA) Fritz Lang

Un mélodrame intense sur le hasard, le vice et la corruption. Glenn Ford incarne un flic véreux qui prend la loi entre ses mains en tentant de démanteler un syndicat du crime vicieux, et découvre au passage qui a posé la voiture piégée qui a tué sa femme.

Voici l’un des meilleurs films du grand Fritz Lang, un réalisateur qui a excellé dans le genre noir des années 1940 et 1950. Glenn Ford et Gloria Grahame, également des visages connus du genre, offrent des performances remarquables, tandis que la future star Lee Marvin incarne un gangster tout à fait détestable dans un rôle de début de carrière. La photographie en noir et blanc et l’ambiance glauque sont assurées par Charles Lang (sans lien de parenté avec Fritz), nommé 18 fois aux Oscars. The Big Heat est si manifestement un grand film que l’on est tenté de dire qu’il s’agit du dernier chef-d’œuvre du cinéaste. Sa grandeur réside dans le scénario serré et sans fioritures de Sidney Boehm, où aucune scène ni aucune réplique n’est de trop dans une histoire qui se déroule à un rythme effréné, et qui livre sa révision sophistiquée du genre noir avec toute la force d’une balle dans l’estomac.


Conférencier : Pascal Plante est un cinéaste montréalais dont le long-métrage – Nadia, Butterfly – a été retenu en sélection officielle pour la 73e édition du Festival de Cannes en 2020. Diplômé de l’Université Concordia (Montréal) en 2011, Pascal n’a pas tardé à écrire et réaliser de nombreux court-métrages, incluant « Blonde aux yeux bleus » (Meilleur court-métrage canadien, VIFF 2015), « Nonna » (Slamdance 2017) et « Blast Beat » (Slamdance 2019). Son premier long-métrage de fiction – Les faux tatouages – a remporté le Grand prix Focus Québec/Canada au FNC 2017 et a été sélectionné à la Berlinale en 2018. Son dernier film, Les Chambres Rouges, a fait sensation l’été dernier dans de nombreux festivals, dont Fantasia où il a remporté quatre prix, dont ceux du meilleur film et du meilleur scénario. Pascal s’auto-décrit comme un cinéphile devenu cinéaste de fiction aux tendances de documentariste.

Sunday, January 21st @ 6:30pm Cinema VA-114

THE BIG HEAT

(1953, U.S., 89 min., 16mm) Fritz Lang

An intense melodrama of dice, vice and corruption. Glenn Ford stars as a rogue homicide cop who takes the law into his own hands when he sets out to smash a vicious crime syndicate, and in the process finds who planted the car bomb that killed his wife.

Here is one of the finer films by the great Fritz Lang, a director who excelled in the Noir genre of the 1940s and 50s. Also, familiar faces to the genre, Glenn Ford and Gloria Grahame put in stellar performances while future star Lee Marvin appears as a truly despicable gangster in an early career role. The darkly atmospheric black & white cinematography is assured by 18-time Oscar-nominated Charles Lang (no relation to Fritz). The Big Heat is so obviously a great film that one is tempted to say it is indeed the director’s final masterpiece. Its greatness lies in the tight no-fat Sidney Boehm script which features barely a scene or line of dialogue which fails to develop a story which hurtles along at breakneck pace to deliver its sophisticated revision of the Noir genre with the full force of a bullet in the gut.


Guest speaker:
Pascal Plante is a Montreal filmmaker whose feature film Nadia, Butterfly was selected for the 73rd Cannes Film Festival in 2020. Graduating from Concordia University in Montreal in 2011, Pascal wasted no time in writing and directing numerous short films, including “Blonde aux yeux bleus” (Best Canadian Short Film, VIFF 2015), “Nonna” (Slamdance 2017) and “Blast Beat” (Slamdance 2019). His first feature-length fiction film – Les faux tatouages – won the Focus Québec/Canada Grand Prix at FNC 2017 and was selected for the Berlinale in 2018. His latest film, Les Chambres Rouges created a sensation this past summer at numerous festivals, including Fantasia where it took four prizes, including Best Feature and Best Screenplay. Pascal describes himself as a cinephile turned fiction filmmaker with documentary tendencies.

Casablanca

Dimanche 4 février @ 18h30 Cinéma de Sève

SANTA SANGRE

(1989, Mexique / Italie, 123 min., 35mm, VOA) Alejandro Jodorowsky

L’histoire met en scène Fenix, le petit magicien du cirque Gringo, un spectacle itinérant de piètre qualité au Mexique. Joué par deux des fils de Jodorowsky (Adan vers 8 ans, Axel vers 20 ans), Fenix est l’enfant de la belle trapéziste Concha (Blanca Guerra) et du propriétaire de cirque bouffi et lanceur de couteaux Orgo (Guy Stockwell). Fenix a toujours à ses côtés le nain Aladin (Jesus Juarez), qui lui sert d’assistant et de soutien moral. Le film traite de l’esclavage émotionnel et physique pervers d’un fils par sa mère, un contrôle d’autant plus macabre que l’on apprend, à la fin du film, le secret de sa véritable nature. Il dépeint aussi une haine instinctive entre des personnages représentant la luxure et la chasteté, toutes deux considérées comme des perversions dans un monde sans juste milieu. Ce sujet audacieux est orchestré par Jodorowsky dans un film que les critiques qualifient de jungien, surréaliste, fellinien, bunuelien, sado-masochiste, expressionniste et fortement aromatisé par des classiques de l’horreur tels que “La bête à cinq doigts”, “Les mains d’Orlac” et le film qui guide les fantasmes du héros, “L’homme invisible”.

La qualité que Jodorowsky possède avant tout est la sincérité passionnée. Outre son style créatif sauvage, ses images, ses inventions narratives, il a des sentiments moraux forts. Il éprouve une sympathie instinctive pour Fenix, qui est né dans un monde de fanatisme et de cruauté et qui a essayé, avec l’aide d’une sourde et d’un nain, de retrouver l’âme qui a été déformée par son père et piégée par sa mère. L’une des différences entre les grands films d’horreur et tous les autres est peut-être que les grands films ne célèbrent pas le mal, mais le défient. Nous vous mettons au défi de venir voir ce film en copie 35 mm sur grand écran, parmi une foule dans une salle obscure.

Sunday, February 4th @ 6:30pm Cinema de Sève

SANTA SANGRE

(1989, Mexico / Italy, 123 min., 35mm, VOA) Alejandro Jodorowsky

The story involves Fenix, the boy magician at the Circus Gringo, a shabby touring show in Mexico. Played by two of Jodorowsky’s sons (Adan at about 8, Axel at about 20), Fenix is the child of the beautiful trapeze artist Concha (Blanca Guerra) and the bloated circus owner and knife-thrower Orgo (Guy Stockwell). Always at Fenix’s side is the dwarf Aladin (Jesus Juarez), who acts as his assistant and moral support.

The movie explores the perverse emotional and physical enslavement of a son by his mother–a control all the more macabre when we learn, late in the film, the secret of its actual nature. It is also about an instinctive hatred between characters representing lust and chastity, which are both seen as perversions in a world without a sane middle way. This bold subject is orchestrated by Jodorowsky in a film that inspires critics to call it Jungian, surrealistic, Felliniesque, Bunuelian, sadomasochistic, expressionist and strongly flavoured by such horror classics as “The Beast With Five Fingers,” “The Hands of Orlac” and the film that guides the hero’s fantasies, “The Invisible Man.”

The quality that Jodorowsky has above all is passionate sincerity. Apart from his wildly creative style, apart from his images, apart from his story inventions, he has strong moral feelings. He has an instinctive sympathy for Fenix, who was born into a world of fanaticism and cruelty, and has tried, with the help of a deaf girl and a dwarf, to get back the soul that was warped by his father and trapped by his mother. Maybe one difference between great horror films and all the others is that the great ones do not celebrate evil, but challenge it. We challenge you to come see it as a 35mm print on the big screen alongside others in a dark cinema.

Casablanca

Dimanche 18 février @ 18h30 Cinéma VA-114

IL LADRO DI BAMBINI (Les enfants volés)

(1992, Italie/France/Suisse, 114 min., 16mm, VOSTA) Gianni Amelio

Dans ce film, Antonio, un carabinier de 25 ans, doit escorter deux enfants dans un foyer d’accueil. Mais la tâche simple de ce policier italien se transforme en désastre détourné. Au cours d’un voyage qui les mène du nord au sud, Antonio et ses compagnons préadolescents se heurtent à l’hostilité et à la suspicion universelles. À la fin de cette expérience épuisante, le trio hétéroclite a toutefois formé un lien tacite. Le film du réalisateur italien Gianni Amelio – qui a remporté le Grand prix du jury à Cannes en 1992 – se niche dans le coin le moins sentimental du cœur. Il évite les moments trop larmoyants au profit d’une approche plus réaliste, mais non moins touchante. Antonio est responsable de Luciano, 9 ans, mutique, et de Rosetta, 11 ans, maussade. Pour eux, l’enfance n’est qu’un lointain souvenir car leur mère vient d’être arrêtée à Milan pour avoir forcé Rosetta à se prostituer.

Austère et discret, ce film monte en puissance, les images ensoleillées du directeur de la photographie Renato Tafuri réchauffant la route peu prometteuse qui s’ouvre devant nous. Avec son sens aigu du réalisme, “Il Ladro di Bambini” rappelle intentionnellement les films italiens du néoréalisme des années 40 et 50. Cette période était caractérisée par des films à petit budget avec des histoires dures se déroulant dans la rue, mettant souvent en scène des acteurs amateurs. Le réalisateur Amelio, qui a suivi l’improvisation de ses interprètes pour “scénariser” le film, a créé une œuvre magnifique, d’une grande simplicité et non édulcorée. Venez le voir et laissez-vous émouvoir. (Également lauréat de 18 prix internationaux et de 14 nominations supplémentaires.)

Conférencier : Formé en bibliothéconomie, Élie Castiel étudie la littérature française, la traduction et le cinéma à l’Université Concordia où il obtient une maîtrise en études cinématographiques. Son mémoire porte sur le plan-séquence dans Le voyage des comédiens du cinéaste grec Theo Angelopoulos. Rédacteur en chef du site Kino Culture Montréal, il a tenu le même poste pendant de nombreuses années à la revue Séquences et a également été président de l’AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma), organisme membre de la FIPRESCI (Fédération internationale de la presse cinématographique). Il a été membre (et président) du jury dans de nombreux festivals, dont Thessalonique, Festival des films du monde, Festival du nouveau cinéma, Palm Springs, Toronto International Film Festival. Il est critique de cinéma et d’autres arts connexes. Depuis plus de 20 ans, il enseigne sporadiquement le cinéma grec à l’Université de Montréal. En 2020, il siège comme membre du Comité de sélection et agit à titre de Délégué général du Festival du cinéma israélien de Montréal.

Sunday, February 18th @ 6:30pm Cinema VA-114

IL LADRO DI BAMBINI (The Stolen Children)

(1992, Italy/France/Switzerland, 114 min., 16mm, Eng. subs) Gianni Amelio

In this film, 25-year-old carabiniere Antonio has to escort two children to a foster home. But the Italian police officer’s straightforward task evolves into a circuitous disaster. In a trip that takes them north, then forces them south, Antonio and his preteen companions encounter universal hostility and suspicion. By the end of the wearying experience, however, the motley trio has formed an unspoken bond. Italian director Gianni Amelio’s movie – which took the Grand Jury prize at Cannes in 1992 – nestles into the most unsentimental corner of the heart. It avoids over-endearing moments for a more downbeat — but no less touching — route. Antonio is in charge of wordless 9-year-old Luciano and sullen 11-year-old Rosetta. For them, childhood is a distant memory as their mother has just been arrested in Milan for forcing Rosetta into prostitution.

Stark and understated, this movie builds up an affecting momentum, with cinematographer Renato Tafuri’s sunlit images warming the unpromising road ahead. With its hard-core sense of realism, “Il Ladro di Bambini” intentionally recalls the Italian “neorealism” movies of the ’40s and ’50s. This period was characterized by low-budget movies with gritty, in-the-streets stories often featuring amateur actors. Director Amelio, who followed the improvisational dictates of his performers in “scripting” the movie, has created a gorgeous, unsweetened work of simplicity. Together with an audience, come discover why it is one of the most moving pieces of cinema you will ever see. (Also winner of 18 international awards and 14 additional nominations)

Guest speaker: Élie Castiel studied French literature, Film Studies and Translation at Concordia University (Montreal, Canada) and received training in library science. He is a chief editor at Kino Culture Montréal, and held the same position at Séquences magazine for several years. He holds a Masters Degree from Concordia. His Thesis is on the long-take in The Traveling Players, by Greek filmmaker Theo Angelopoulos. He was for some time president of the AQCC (Association québécoise des critiques de cinéma), a member organization of FIPRESCI (International Federation of Film Critics). He has also sat on the juries of several local and international film festivals (Toronto, Montreal, Thessaloniki, Palm Springs, Festival du film israélien de Montréal)

Casablanca

Dimanche 3 mars @ 18h30 Cinéma de Sève

IT’S ALL GONE PETE TONG (20e anniversaire)

(2004, Canada/Royaume-Unis, 90 min., 35mm, VOA) Michael Dowse

Le roi est sourd, vive le roi ! Telle est l’histoire de Frankie Wilde, DJ superstar, dans ce documentaire moqueur, sournois et finalement sympathique, qui répond enfin à la question : “Qu’y a-t-il de si cool à Ibiza ? Peu de choses se prêtent autant à la parodie que la culture DJ mondiale, et l’humoriste britannique Paul Kaye exploite joyeusement ce mouvement moribond et le mode de vie festif qui l’entoure. Parsemé de personnalités DJ réelles – Carl Cox, Paul Van Dyk, Tiësto – le regard pseudo-affectueux du réalisateur Michael Dowse sur l’hédonisme de cette île espagnole ensoleillée, où l’on danse toute la nuit et festoie toute la journée, est une plaisanterie brillamment conçue et réalisée. Kaye joue le rôle de Wilde, le DJ le plus populaire de tous les temps, qui, au beau milieu d’une résidence d’été à Ibiza où il se gave de coke et de sexe, découvre qu’il est en train de perdre son système auditif et, par conséquent, sa raison d’être.

Les possibilités comiques évidentes peuvent être infinies, mais Dowse et Kaye visent bien plus haut que la plupart des mockumentaires musicaux, et malgré le barrage ininterrompu d’humour de drogue, It’s All Gone Pete Tong est au fond un récit de rédemption tout en douceur. Il est presque trop facile de dépeindre l’ensemble comme une métaphore de l’état stagnant de l’électronique de nos jours, mais pourquoi pas ? Dans le rôle de Frankie Wilde, Kaye vit et s’impose, mais tombe en disgrâce lorsque ses oreilles se mettent à bourdonner, ce qui entraîne le départ immédiat de sa femme Sonja (Kate Magowan), qui manque cruellement de profondeur, et suscite l’ire de son gérant Max (Mike Wilmot), qui s’attend à recevoir un nouvel album d’un jour à l’autre. Confronté à la perte de son seul apport sensoriel non négociable, Wilde commence par ignorer le problème, avec les résultats désastreux que l’on peut prévoir pour la piste de danse. Après le déni, bien sûr, vient la colère (il saccage la villa), le marchandage (il se procure un appareil auditif), la dépression (il se réfugie dans la villa avec plein de cadeaux de fête) et, enfin, l’acceptation (il rencontre une tutrice sexy qui lit sur les lèvres et réapprend à vivre.

La surréalité gonzo mise à part, It’s All Gone Pete Tong (le titre est une rime d’argot cockney pour “It’s all gone wrong”) est un coup de gueule intelligent contre tout, de la vie dans les clubs à l’inclination masculine pour Peter Pan. Wilde, le leader des garçons perdus d’Ibiza, est finalement sauvé des blaireaux de la coke, de la perte de l’ouïe et de bien d’autres choses encore par la plus prosaïquement poétique de toutes les lignes de basse : son cœur. De quoi faire couler une larme sur votre platine Technics, mais il y a fort à parier que vous sourirez trop pour vous en rendre compte. Une copie 35 mm avec son Dolby Surround est offerte pour votre plaisir.

Invité : Nous avons le privilège d’avoir le réalisateur lui-même, Michael Dowse, présent en personne pour une introduction et des questions-réponses après la projection. L’un des plus grands réalisateurs canadiens de matériel comique a commencé sa carrière avec le très populaire FUBAR (2002), qui a donné lieu à des suites et à une série télévisée. Parmi les autres titres à son actif figurent TAKE ME HOME TONIGHT, GOON, WHAT IF (avec Daniel Radcliffe), STUBER (avec Dave Bautista), et COFFEE & KAREEM (avec Taraji P. Henson et Ed Helms).

Sunday, March 3rd @ 6:30pm Cinema de Sève

IT’S ALL GONE PETE TONG (20th anniversary)

(2004, Canada/UK, 90 min., 35mm) Michael Dowse

The king is deaf, long live the king. So goes the story of superstar DJ Frankie Wilde in this sly and ultimately sweet mockumentary that finally answers the question: What’s so cool about Ibiza? (Plenty of scotch and a killer sunset, apparently.) Few things are as overripe for parody as global DJ culture, and British comic Paul Kaye joyously milks the moribund movement and the globe-hopping party lifestyle that surrounds it. Laced throughout with real-world DJ personalities – Carl Cox, Paul Van Dyk, Tiësto – director Michael Dowse’s pseudo-affectionate take on the dance-all-night/party-all-day hedonism of that sunny Spanish isle is one brilliantly conceived and realized joke. Kaye plays Wilde, the most popular DJ ever, who, in the midst of a coke-addled, sex-fuelled summer residency on Ibiza, discovers he’s losing his hearing and therefore his raison d’être.

The obvious comic possibilities may well be endless, but Dowse and Kaye are aiming a good sight higher than most music mockumentaries, and despite the unflagging barrage of druggy humor, It’s All Gone Pete Tong is at its core an ultimately gentle tale of redemption. It’s almost too easy to paint the whole thing as a metaphor for the stagnant state of electronica these days, but why not? As Frankie Wilde, Kaye lives and looms large only to fall from grace when his ears go tinny, resulting in the immediate exodus of his egregiously shallow wife, Sonja (Kate Magowan), and bringing the drunken ire of his manager Max (Mike Wilmot), who’s expecting a new album any day now. Faced with the loss of his only non-negotiable sensory input, Wilde first ignores the problem, with predictably disastrous results for the dance floor.

Gonzo surreality aside, It’s All Gone Pete Tong (the title is Cockney rhyming slang for “It’s all gone wrong”) is a smart jab at everything from the clubbing life to the male inclination toward Peter Pan. Wilde, the leader of Ibiza’s lost boys, is ultimately saved from coke badgers, hearing loss, and worse by that most prosaically poetic of all thudding basslines: his heart. It’s enough to bring a tear to your Technics turntable, but chances are you’ll be grinning too much to notice. Offered for your pleasure is a 35mm print in Dolby surround sound.

Guest: We are privileged to have the director himself, Michael Dowse, present in person for an introduction then Q&A following the projection. One of Canada’s top directors of comedic material began his career with his hugely popular FUBAR (2002) which spawned sequels and a TV series. Other titles to his credit include TAKE ME HOME TONIGHT, GOON, WHAT IF (starring Daniel Radcliffe), STUBER (starring Dave Bautista), COFFEE & KAREEM (starring Taraji P. Henson and Ed Helms)

Casablanca

Dimanche 17 mars @ 18h30 Cinéma VA-114

LE MOUCHARD (The Informer)

(1935, É.-U., 100 min., 35mm, VOASTF) John Ford

La saga expressionniste et sombre de John Ford sur l’IRA, qui se déroule dans le Dublin de 1922, a été l’un des films les plus honorés de son époque. Lauréat d’innombrables prix, dont l’Oscar et le New York Film Critics Award de la meilleure réalisation, LE MOUCHARD a été salué par la critique comme la preuve d’une nouvelle maturité dans une industrie qui avait été récemment accusée de manque de profondeur et de pornographie.

Pour incarner le lourdaud Gypo Nolan, Ford fait appel à la star d’action Victor McLaglen, dont la performance s’appuie sur la corpulence et la lourdeur de la vedette pour créer l’un des premiers anti-héros authentiques du cinéma sonore. Ancien artiste de vaudeville et de cirque, ainsi que boxeur, ses dialogues improvisés lors de la séquence du procès sont très forts et bien adaptés au désespoir et au suspense du moment. L’Oscar du meilleur acteur décerné à McLaglen cette année-là était bien mérité.

Le brouillard qui recouvre ce Dublin cinématographique est si épais que le film devient un labyrinthe sombre et atmosphérique, représentant parfaitement le flou entourant l’éthique et la politique qui fait de ce film un essai sur l’Irlande d’aujourd’hui.

LE MOUCHARD mérite notre attention car il s’agit de l’une des œuvres les plus emphatiques et émotionnelles de Ford, et révèle le cinéaste américain comme l’un des plus grands et des plus poétiques artistes de la diaspora irlandaise.

Conférencier invité : Peintre et photographe acclamé par la critique, Scott MacLeod s’est penché sur des thèmes sociaux, politiques et historiques dans le but de promouvoir l’éducation et l’accès à l’art et à la culture. Ses peintures et photographies font partie de nombreux musées, ainsi que de collections privées et d’entreprises. Ses dessins de bâtiments importants du quartier Griffintown de Montréal ont été exposés au Centre d’Histoire de Montréal. MacLeod a réalisé son premier film, AFTER THE WAR WITH HANELORE, en 2009.

Ce documentaire de 22 minutes a fait l’objet de plusieurs projections très médiatisées, notamment aux Rendez-vous du cinéma québécois et à l’Arsenal 2 Institut für Film und Videokunst de Berlin. Depuis, il a réalisé trois films de la série de films d’animation The Water of Life, une collaboration en quatre parties sur l’histoire du Canada avec le conteur irlandais Mike Burns. Il présentera son court métrage L’IRLANDAIS.

Sunday, March 17th @ 6:30pm Cinema VA-114

THE INFORMER

(1935, U.S., 91 min., 35mm) John Ford

John Ford’s darkly expressionist saga of the Irish Republican Army set in 1922 Dublin, was one of the most honored films of its time. A winner of countless awards, including both the Oscar and the New York Film Critics Award for Best Direction, THE INFORMER was hailed by critics as evidence of a new-found maturity in an industry which had only recently been beset by charges of shallowness and pornography.

As the lumbering Gypo Nolan, Ford cast the action star Victor McLaglen in a performance that used McLaglen’s own bulk and hamminess to create one of the sound cinema’s first authentic anti-heros. A one-time vaudeville and circus performer as well as a prizefighter, his improvised dialogue in the trial sequence is high-key, and well-tuned to the desperation and suspense of the moment. McLaglen’s Oscar for best actor that year was well-earned.

So thickly does the fog blanket this cinematic Dublin that the film becomes a murky, atmospheric maze, perfectly representing the confusion over ethics and politics that shape the film into an essay on modern Ireland.

THE INFORMER warrants our attention as one of Ford’s most emphatic and emotional works, and it makes the case for John Ford as one of the great and poetic artists of Irish origin.

Guest speaker: A critically acclaimed painter and photographer, Scott MacLeod’s work has reflected social, political and historical themes with an aim to promote education and accessibility to art and culture. His paintings and photographs are in many museums, as well as corporate and private collections. His drawings of prominent buildings in Montreal’s Griffintown district were exhibited at the Centre d’Histoire de Montreal. MacLeod made his first film, AFTER THE WAR WITH HANELORE in 2009.

The 22-minute documentary had several high-profile screenings, including at Les rendez-vous du cinéma québécois and Berlin’s Arsenal 2 Institut für Film und Videokunst. He has since completed three films of The Water of Life animated film series, a four-part collaboration on Canadian history with Irish storyteller Mike Burns. He will be presenting his short film THE IRISHMAN.

Casablanca

Dimanche 31 mars @ 18h30 Cinéma de Sève

WILD AT HEART (Sailor et Lula)

(1990, É.U.,125 min., 35mm, VOA) David Lynch

Un jeune couple originaire de Cape Fear en Caroline du Nord, Sailor et Lula, a fuit le joug de la mère dominatrice de cette dernière. À cause des manigances de la mère, la mafia vient à s’en mêler. Adapté d’un roman de Barry Gifford, le film doit sa tension érotique à l’attitude ”nous-contre-le-reste-du-monde” des deux amoureux en cavale, ainsi qu’à l’évidente chimie entre les deux interprètes, Nicolas Cage et Laura Dern.

Quatre ans après BLUE VELVET, Lynch revisite la thématique de deux innocents tentant de naviguer dans un monde d’inimaginable dépravation. Sans se confiner aux intrigues tissées serrées du film noir moderne, il opte plutôt pour le roadmovie. Les revirements dramatiques imprévisibles de même que les détours inattendus qui pavent la route font de WILD AT HEART une ballade palpitante. Pour arriver à destination, le film met la pédale au plancher et fait crisser les pneus sur la fameuses ”yellow brick road” qu’il tente de parodier.

La trame sonore signée Angelo Badalamenti est particulièrement envoûtante et romantique, tout comme l’ensorcelante ”Wicked Game” de Chris Isaak. N’oublions pas Willem Dafoe dans le rôle du terrifiant ”Bobby Peru”, l’un des nombreux personnages intenses que rencontreront nos deux amoureux dans leur périple. Attachez donc vos ceintures et joignez-vous à nous pour cette folle virée ! Format : 35mm

Sunday, March 31st @ 6:30pm Cinema de Sève

WILD AT HEART

(1990, U.S., 125 min., 35mm) David Lynch

Sailor and Lula, a young couple from Cape Fear, North Carolina go on the run from her domineering mother. Due to her mother’s machinations, the mob becomes involved. Adapted from Barry Gifford’s novel, the film has an erotic charge owed partly to the us-against-the-world quality of desperate lovers on the run, and partly to the chemistry between its stars, Nicolas Cage and Laura Dern.

Four years after BLUE VELVET, Lynch essentially taps into the same story of two innocents navigating a world of unimaginable depravity and evil. Without the containment of a tightly plotted modern noir, he instead chooses to go with a road movie. Because dramatic tonal shifts can happen within the space of a few seconds and because little detours can be sprung at any time, WILD AT HEART makes for an absolutely thrilling ride. To reach its destination, the film pushes the pedal to the metal and burns a ton of rubber on the ‘yellow brick road’ it attempts to parody.

Particularly gorgeous and romantic is Angelo Badalamenti`s score as well Chris Isaak’s hit “Wicked Game.” Also unforgettable is Willem Dafoe as skin-crawly ‘Bobby Peru’, one of the many intense characters our lovers encounter on their strange journey. Won’t you please step into the darkened cinema and join us for a wild ride, without seatbelts. Format: glorious 35mm.

Casablanca

Dimanche 14 avril @ 18h30 Cinéma VA-114

LA FEMME DU CHEF DE GARE (Bolwieser)

(1977, Allemagne, 112 min., 16mm, VOSTA) R.W. Fassbinder

Situé dans une petite ville allemande des années 1930, cet excellent film est une étude détaillée du masochisme. Le chef de gare, Bolwieser, est un homme faible et très ordinaire qui n’a que peu d’expérience des femmes et qui n’a aucune chance de retenir l’amour et l’intérêt de sa femme sexuellement séduisante. Inévitablement, elle entame une série de liaisons avec d’autres hommes. Le thème principal du film, la gloutonnerie masochiste de Bolwieser pour la punition, revient tout au long du film dans des scènes de dégradation et d’humiliation pour lui. Parfois, ces scènes tournent presque à la parodie. La naïveté et la crédulité de Bolwieser sont soulignées à l’extrême. À un moment donné, il rentre chez lui ivre et s’endort en suçant son pouce comme un petit garçon avec sa femme dans le lit à côté de lui. Il pardonne sans cesse à sa femme, même lorsqu’il finit par connaître la vérité sur ses infidélités. Il est idéaliste et naïf à l’extrême, vivant sa vie protégée d’engagement envers son travail. À la fin, Bolwieser perd tout, mais surtout ses illusions idéalistes et naïves.

L’une des meilleures études de caractère jamais réalisées, la connaissance intime qu’a Fassbinder de la culture d’une petite ville allemande lui a permis de réaliser cette œuvre de façon magistrale, tant sur le plan du contenu que du style. Le réalisateur collabore ici avec le légendaire directeur de la photographie Michael Ballhaus, nommé trois fois aux Oscars, qui a ensuite travaillé avec Martin Scorsese, pour créer des images d’une grande finesse. À l’écran, on retrouve ses habitués, Kurt Raab, et la brillante nouvelle venue Elisabeth Trissenaar. L’apparition de l`icône Udo Kier dans le rôle du séduisant coiffeur est un vrai régal.

Nous proposons ici une copie 16 mm extrêmement rare de la version cinéma approuvée par le réalisateur, en version originale allemande et sous-titrée en anglais.

Conférencier: Rédacteur-traducteur spécialisé en cinéma et œuvrant dans l’ombre depuis un quart de siècle, Jean Lavernec vous présentera ce film de Rainer Werner Fassbinder, le 28e long métrage de sa riche filmographie qui en compte plus de 40 en… 14 ans!

Sunday, April 14th @ 6:30pm Cinema VA-114

THE STATIONMASTER’S WIFE (Bolwieser)

(1977, Germany, 112 min., 16mm, English subs.) R.W. Fassbinder

Set in a small town Germany of the 1930s, this excellent film is a detailed study of masochism. The stationmaster, Bolweiser, is a weak and very ordinary man with little experience of women who stands no chance of ever holding the love and interest of his sexually alluring wife. Inevitably she begins a series of affairs with other men. The film’s main theme, Bolweiser’s masochistic gluttony for punishment recurs throughout the film in scenes of degradation and humiliation for him. At times these scenes become almost a parody. Bolweiser’s naivete and gullibility are emphasised to the extreme. At one point he returns home drunk and falls asleep sucking his thumb like a little boy with his wife in bed next to him. He repeatedly forgives his wife even when he eventually knows the truth about her infidelities. He is idealistic and naive in the extreme living his sheltered life of commitment to his job. In the end Bolweiser loses everything, but particularly his idealistic and naive illusions.

One of the best character studies ever put on film, Fassbinder’s intimate knowledge of the culture within small town Germany allowed him to masterfully direct this piece both in content and style. Creating the fine visuals, the director collaborates here with legendary and Oscar-nominated cinematographer Michael Ballhaus who went on to work with Martin Scorsese. On-screen talent includes his regulars, Kurt Raab, and shining newcomer Elisabeth Trissenaar. A real treat is the appearance of the iconic Udo Kier as the seductive hairdresser.

Offered here is an exceedingly rare 16mm print of the director-approved theatrical cut in the original German with English subtitles.

Guest speaker: Film editor/translator Jean Lavernec, who has been working behind the scenes for a quarter-century, will present this film by Rainer Werner Fassbinder, the 28th feature in his rich filmography of over 40 films in… 14 years!

Casablanca

Dimanche 28 avril @ 18h30 Cinéma de Sève

ALIEN (« Montage du réalisateur »)

(1979, États-Unis/Royaume-Unis, 116 min., 35mm, VOA) Ridley Scott

Nous sommes en 2122, à bord du Nostromo. À première vue, on se croirait dans La Guerre des Étoiles. Cependant, on se rend vite compte que ce ne sera pas du tout le même genre d’aventure spatiale. Alors que George Lucas nous avait fait vivre une merveilleuse aventure deux ans auparavant, nous nous retrouvons à présent dans un monde beaucoup plus proche de la réalité. Le vaisseau en question est une raffinerie industrielle qui transporte des mercenaires, des scientifiques et des ingénieurs qui ne pensent qu’à retourner à la maison.

Sorti il y a 45 ans, suite à son premier film lauréat d’un prix à Cannes, Les Duellistes, Ridley Scott (Blade Runner, Seul sur Mars) refuse plusieurs projets pour pouvoir mettre en scène ce scénario tendu et claustrophobe signé Dan O’Bannon (Métal Hurlant, Voyage au Centre de la Mémoire). L’histoire est simple : l’équipage d’un vaisseau reçoit un signal de détresse provenant de la planète LV-426. En allant investiguer, ils rapportent malgré eux de la vie extraterrestre à bord et ils se retrouvent enfermés avec une créature meurtrière. Ce qui distingue L’Étranger : Le Huitième Passager des autres films du genre est la mise en scène sombre de Scott, la performance emblématique de Sigourney Weaver, la trame sonore lugubre de Jerry Goldsmith et le Xénomorphe, une créature visqueuse et violente, conçue par H.R. Giger.

Surnommé « Les Dents de la Mer dans l’espace » et « Le Massacre à la Scie de la science-fiction », l’expérience de visionner ce film est encore plus intense qu’on pourrait le croire, une progression parfaitement terrifiante du calme de la scène d’ouverture, à la tension captivante des dernières scènes. Venez célébrez le 45e anniversaire de ce classique, en visionnant une copie 35mm du « Montage du réalisateur » du film au cinéma De Sève, où tout le monde vous entendra crier!

Sunday, April 28th @ 6:30pm Cinema de Sève

ALIEN (Director’s cut)

(1979, U.S. /U.K., 116 min., 35mm) Ridley Scott

It was 2122, aboard the Nostromo. The opening shot might have reminded you of Star Wars. But this space adventure wasn’t quite in the same vein. Far from the escapism and wonder of George Lucas’ science-fiction blockbuster of two years prior, this industrial refinery was transporting mercenaries, scientists and engineers, who only wanted to get home after their work was done.

Released 45 years ago following his Cannes prize-winning début The Duelist, Ridley Scott (Blade Runner, Thelma & Louise, The Martian) abandons all projects for a chance to direct Dan O’Bannon’s (Heavy Metal, Total Recall) tense, claustrophobic script. In essence, the story was simple: after accepting a distress call from the planet LV-426, these seven crew members are lured into bringing an alien component aboard their ship, which becomes, as with so many genre classics, the trap which encloses them with their killer. What differentiates Alien are Scott’s dark direction, Sigourney Weaver’s iconic first lead performance, Jerry Goldsmith’s eerie score, and H.R. Giger’s legendary designs for the never surpassed, slimy, violent, disturbing Xenomorph.

“Jaws in space” and “Texas Chainsaw Massacre of science fiction” don’t quite illustrate the deeply terrifying experience of watching the stillness of Alien’s opening shots culminate in its enthralling final scenes… while nothing can equal the authentic experience of rediscovering it as a 35mm ‘director’s cut’ print. Come celebrate the 45th anniversary of this science-fiction horror classic with us, in the de Sève Cinema: where everyone can hear you scream!

Casablanca

Dimanche 12 mai @ 18h30 Cinéma VA-114

THINGS TO COME

(1936, Royaume-Unis, 100 min., 16mm, VOA) William Cameron Menzies

C’est Noël 1940, et John Cabal, habitant d’Everytown, craint que la guerre ne soit imminente. Lorsqu’elle éclate, la guerre dure 30 ans, détruisant la ville et ouvrant la voie à une nouvelle ère sombre de pestes et de petits despotes. Mais l’espoir renaît sous la forme de Wings Over the World, un groupe de scientifiques et de penseurs pacifistes dirigé par Cabal. Leur rêve est de construire une société utopique sur les ruines de l’ancienne. Mais ils devront d’abord renverser le dernier tyran en place.

Sorti en 1936, Things to Come, adapté par H.G. Wells de son propre roman de science-fiction de 1933 The Shape of Things to Come, était la production la plus ambitieuse de la London Films de Korda à ce jour, et a cimenté sa réputation de produire des drames intelligents à une échelle épique.

Il s’agissait d’un projet ambitieux avec un vaste champ d’action – couvrant un siècle d’histoire future – et une échelle à la hauteur : des décors énormes, en particulier dans les séquences se déroulant en 2036, des milliers de figurants, et une conception et un montage imaginatifs. Plusieurs performances sont également impressionnantes, notamment celle de Raymond Massey dans le rôle du messianique Cabal et celle de Ralph Richardson dans celui du tyran brutal “Boss”, un rôle qu’il a explicitement modelé sur celui de Mussolini.

Things to Come offre une vision de l’avenir très différente du classique Metropolis de Fritz Lang (1926), auquel il a été inévitablement comparé ; Wells a critiqué de manière cinglante le film de Lang, qui offrait un portrait d’un monde asservi par la science. À l’inverse, Wells voyait dans la science la promesse du salut de l’humanité.


La conception du film a constitué l’un des plus grands défis, en particulier la représentation du fabuleux Everytown du futur. Wells a approché l’artiste Fernand Léger, l’architecte Le Corbusier et la légende du Bauhaus László Moholy-Nagy. L’un des éléments les plus impressionnants du film est constitué par les décors miniatures méticuleusement fabriqués. C’est ce qui nous a incités à faire appel à une conférencière au talent fascinant et hautement spécialisé.

Conférencière invitée : Marina Totino est une artiste multidisciplinaire qui crée des mondes miniatures captivants qui brouillent les frontières entre les rêves et la réalité. Avec une touche ludique, son travail vous invite à explorer des dioramas surréalistes et des espaces miniatures complexes qui vous emmènent dans un voyage fantaisiste à travers des créations originales appelées “Marina Minis”. Elle a commencé son parcours cinématographique au collège, puis à l’école de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia. Tombée amoureuse de la narration, elle a mis ses talents au service de l’industrie du cinéma pendant sept ans, contribuant à des longs métrages, des émissions de télévision et des publicités. La présentation qu’elle fera à l’occasion de cet événement comprendra une exposition de quelques-unes de ses brillantes miniatures.

Sunday, May 12th @ 6:30pm Cinema VA-114

THINGS TO COME

(1936, U.K., 100 min., 16mm) William Cameron Menzies

It’s Christmas 1940, and Everytown resident John Cabal fears that war is imminent. When it breaks out, the war lasts 30 years, destroying the city and ushering in a new dark age of plagues and petty despots. But there is hope in the form of Wings Over the World, a group of pacifist scientists and thinkers lead by Cabal. Their dream is to build a utopian society on the ruins of the old. But first they’ll have to unseat the latest ruling tyrant.

Released in 1936, THINGS TO COME, adapted by H.G. Wells from his own 1933 science fiction novel The Shape of Things to Come, was the most ambitious production to date from Korda’s London Films, and cemented its reputation for producing intelligent drama on an epic scale.

It was an ambitious project with a vast scope – covering a century of future history – and a scale to match: enormous sets, particularly in the sequences set in 2036, thousands of extras, and imaginative design and editing. Several of the performances are equally impressive, notably Raymond Massey as the messianic Cabal and Ralph Richardson as the thuggish tyrant ‘Boss’, a role he modelled explicitly on Mussolini.

The film offered a very different vision of the future to Fritz Lang’s 1926 classic Metropolis, to which it was inevitably compared; Wells was scathing in his criticism of Lang’s film, which offered a portrait of a world enslaved by science. By contrast, Wells saw science as a promise of mankind’s salvation.

The design of the film presented one of the greatest challenges, particularly the representation of the fabulous Everytown of the future. Wells approached artist Fernand Léger, architect Le Corbusier and Bauhaus legend László Moholy-Nagy. One of the film’s more impressive elements is the meticulously-crafted miniature sets. This prompted us to invite a guest speaker with a highly-specialized and fascinating talent.

Guest speaker: Marina Totino is a multidisciplinary artist who crafts captivating miniature worlds that blur the lines between dreams and reality. With a playful touch, her work invites you to explore surreal dioramas and intricately designed miniature spaces that take you on a whimsical journey through fantastical creations as “Marina Minis”. She embarked on her cinematic journey in college, and then at the Mel Hoppenheim School of Cinema at Concordia University. Falling in love with storytelling, for seven years she lent her talents to the film industry, contributing to feature films, television shows, and commercials. Her presentation for this event will feature a display of some of her brilliant miniature work.

Casablanca

Samedi 18 mai @ 19h Église St-Georges

LE VOLEUR DE BAGDAD (100e anniversaire!)

(1924, États-Unis, 140 min., 16mm, VOSTA) avec Douglas Fairbanks Sr.

+ DESSINS ANIMÉS DE L’ÉPOQUE DU MUET

Dans ce film d’aventure inspiré des Mille et Une Nuits, un voleur affronte monstres, guerriers et magie pour l’amour de l’or… et d’une belle princesse !

L’une des plus grandes stars de l’époque du muet et co-fondateur de United Artists Studios, Douglas Fairbanks était taillé sur mesure pour les rôles très physiques qu’il incarne avec agilité et grâce dans des films d’aventure tels que Robin Hood, Zorro ou The Black Pirate. Dans Le Voleur de Bagdad, ses prouesses acrobatiques semblent surhumaines, alors qu’il saute, grimpe, vole, et cabriole de scènes en scène dans une production à grand déploiement digne de l’âge d’or de Hollywood.

Les décors grandioses, les costumes et les effets spéciaux n’ont pas pris une ride et raviront les cinéphiles grands et petits. La direction photo remarquable est signée Arthur Edeson à qui l’ont doit Frankenstein(1931), The Maltese Falcon(1941) et Casablanca(1942).

Ce film influent, qui a marqué Spielberg, Gilliam, Burton et Lucas, sera présenté en « vrai » film sur grand écran avec un accompagnement de musiciens live. Comme salle : une belle église gothique qui sera le parfait décor pour ce conte magique. Avant l’attraction principale, vous verrez dessins animés du début des années 1920, accompagnées au piano. Grignotines et boissons disponibles.

Billets : 27$, 22$ (étudiants & 65+) taxes incl. Disponible ici à partir du 5 avril et au guichet à partir de 18h le 18 mai.

Église St-Georges 1001 ave. des Canadiens-de-Mtl. (métro Lucien-l’Allier ou Bonaventure) Portes ouvrent à 18h.

Saturday, May 18th @ 7pm St. George’s Church

THE THIEF OF BAGDAD (100th Anniversary Event)

(1924, US, 140 min., 16mm) with Douglas Fairbanks Sr.

+ SILENT-ERA CARTOONS

Expect to be wildly entertained by this tale of The Arabian Nights which finds our dashing thieving hero battling Mongol warriors, undersea creatures, caves of fire, all in his perilous quest for a lost treasure and the love of a beautiful princess held captive in a mythical Bagdad.

One of the biggest stars of the silent era and co-founder of United Artists studios, Douglas Fairbanks senior was known for his physical abilities as an actor best suited for action-adventure roles such as Robin Hood, Zorro and The Black Pirate. In Thief Of Bagdad, his acrobatic skill is put to full use as he flies, jumps, climbs and flips his way from scene to scene in this lavish production made on a grand scale in the Golden Age of Hollywood production.

No expense was spared on massive sets, elaborate costumes and hand-made special effects that still amaze modern cinephiles. All of it was effectively captured on film by pioneering cinematographer Arthur Edeson who went on to lens Frankenstein (1931) The Maltese Falcon (1941) and Casablanca (1942).

An obvious influence on the work of Spielberg, Burton, Gilliam and Lucas, it is so nice (and rare!) to experience it as it was originally presented in the 1920s; as ‘reel’ film on a large screen accompanied by a LIVE trio. For a venue, we return to an old gothic church that offers a beautiful setting for this truly magical film. This event offers more thrills than a magic carpet ride! Preceding the main attraction, you will see cartoons of the early 1920s accompanied by piano. Snacks and drinks available.

Tickets: $27, $22 (students & 65+) taxes included. Available here from April 5th and at the door from 6pm on May 18.

St. George’s Church – 1001 ave. des Canadiens-de-Mtl. (Lucien-l’Allier or Bonaventure metros ) Doors at 6pm.

Casablanca

Dimanche 26 mai @ 18h30 Cinéma de Sève

DO THE RIGHT THING

(1989, É.-U., 120 min., 35mm, VOA) Spike Lee

Se déroulant le jour le plus chaud de l’été, le film examine diverses questions personnelles, sociales et économiques à travers les yeux d’un ensemble de personnages du quartier de Bedford-Stuyvesant à Brooklyn.

Passant sans effort de la comédie au commentaire social sérieux, suscitant d’excellentes performances de la part d’une distribution nombreuse et parfaitement sélectionnée, et faisant un usage superbe de la musique à la fois pour créer une ambiance et commenter l’action, Lee réussit à voir les deux côtés de chaque conflit sans tomber dans un sentimentalisme simpliste. L’une des grandes réussites de Lee dans ce film est qu’il est capable de présenter chaque personnage, indépendamment de sa race, de son sexe ou de son âge, avec trois dimensions et un certain degré de sympathie. Personne n’est diabolisé ou lionné. Aucun individu n’est blâmé ou exonéré pour les événements qui se produisent. Chaque individu ayant un temps de présence significatif à l’écran est doté de qualités et de défauts, et nous comprenons ce qui le motive, même si nous ne sommes pas d’accord avec lui.

Grâce à l’impressionnante cinématographie d’Ernest Dickerson, peut-être le premier à éclairer correctement la peau noire sur un film cinématographique, les images somptueuses dégagent de la chaleur dans tous les sens du terme. Vivez l’expérience comme le public l’a fait en 1989, sur un magnifique 35 mm, de la manière dont il est censé être regardé.

Sunday, May 26th @ 6:30pm Cinema de Sève

DO THE RIGHT THING

(1989, U.S., 120 min., 35mm) Spike Lee

Set on the hottest day of the summer, the film examines various personal, social and economic issues through the eyes of an ensemble of neighbourhood characters on a Bedford-Stuyvesant block in Brooklyn.

Effortlessly moving from comedy to serious social comment, eliciting excellent performances from a large and perfectly selected cast, and making superb use of music both to create mood and comment on the action, Lee contrives to see both sides of each conflict without falling prey to simplistic sentimentality. One of Lee’s great successes with this film is that he is able to present every character, regardless of race, gender, or age, with three-dimensionality and a degree of sympathy. No one is demonized or lionized. No one individual is blamed or exonerated for the events which transpire. Each individual with significant screen time is shown to have good and bad qualities, and we come to understand what motivates them, even if we do not agree with them.

With impressive cinematography by Ernest Dickerson, possibly the first to properly light for Black skin on motion picture film, the sumptuous images exude heat in every sense. Experience it exactly as audiences did in 1989, on glorious 35mm, the way it is meant to be viewed.

Casablanca

Dimanche 2 juin @ 18h30 Cinéma VA-114

THEM!

(1954, États-Unis, 100 min., 16 mm, VOA) Gordon Douglas

Dans l’une des ouvertures les plus intrigantes du cinéma de science-fiction, une petite fille, errant dans le désert en état de choc, est repérée par deux agents de la police de la route du Nouveau-Mexique qui la mettent à l’abri. À proximité, ils découvrent une caravane partiellement démolie par une force inconnue et, à l’intérieur, les traces d’une lutte sanglante. Plus tard, alors que l’un des policiers rassemble des preuves sur un autre site de destruction (un magasin de campagne saccagé), il entend un son étrange et aigu qui se rapproche de plus en plus, jusqu’à ce qu’il soit confronté à l’horrible source — la dernière chose qu’il ne verra jamais.

Une distribution solide (James Whitmore, James Arness et Edmund Gwenn), une réalisation tendue de Gordon Douglas, un scénario intelligent et captivant et des effets visuels nommés aux Oscars font de ce film un véritable classique. Bien plus intelligent que ne le laisse supposer l’affiche gargantuesque originale, il a été le film de Warner Brothers qui a rapporté le plus d’argent en 1954 et a inspiré d’innombrables imitations. Il a également inspiré le film ALIEN de 1979.

Sorti à l’époque où les États-Unis renforçaient leur armée dans le cadre de la “peur rouge”, THEM ! est une mise en garde contre les dangers de la bombe atomique et une vision effrayante de la nature déchaînée. Qui n’aime pas les films de fourmis géantes ? Précédé d’un chapitre de série Sci-Fi, d’un dessin animé Looney Tunes et de bandes-annonces, tous datant du milieu des années 1950. Vous ne pouvez pas obtenir cela chez vous, assis sur le “canapé Netflix” !

Sunday, June 2nd @ 6:30pm Cinema VA-114

THEM!

(1954, U.S., 100 min., 16 mm) Gordon Douglas

In one of the most intriguing openings in science fiction cinema, a little girl, wandering across the desert in a state of deep shock, is spotted by two New Mexico highway troopers who take her to safety. Nearby, they discover a trailer home that has been partially demolished by some unknown force, and inside there is evidence of a bloody struggle. Later, when one of the police officers is gathering evidence at another site of destruction (a ransacked country store), he hears a strange, high-pitched sound coming closer and closer until he’s confronted with the horrifying source – the last thing he will ever see.

A strong cast (James Whitmore, James Arness and Edmund Gwenn), taut direction by Gordon Douglas, an intelligent and involving screenplay, and Oscar-nominated visual effects combine to make this a genuine classic. Much smarter than the original garish poster art suggests, it was Warner Brothers’ highest grossing film of 1954 and inspired countless imitations. It also inspired 1979’s ALIEN.

Released at a time when America was ramping up its military arsenal amidst the “red scare”, THEM! is a cautionary tale about the dangers of the atom bomb and a frightening view of nature run amok. Who doesn’t love a giant ant movie? Preceded by a Sci-Fi serial chapter, Looney Tunes cartoon and trailers, all from the mid-1950s. You can’t get that at home while sitting on the ‘Netflix couch’!

Casablanca